Poésie
L’Aube de Royan
12 mai 2026
Face à moi l’océan, calme qui chante un doux refrain...
La marée basse laisse apparaître quelques strasses de rochers, maison-cage des crabes en proie aux vacanciers…
À ma gauche des falaises déparayées aux constructions disparates, cabanes perchées sur pilotis d’où s’évaporent des filets.
Au-dessus de rutilantes maisons perchées, elles aussi, au risque de tomber dans l’abîme d’où elles ont émergé…
À droite ça s’agite, derrière les gosses qui crient on aperçoit la tumeur de la ville, dense et qui avance…
Son ciel nassé de grues nous raconte que notre temps est révolu…
Des barres blanches d’immeubles fabriquent à la plage son linceul…
Dans quelques heures ici il sera impossible d’être seul.
De serviettes colorées le sable blanc sera souillé.
Parasols et tentes pliables en guise de coquillages…
En saison haute et estivale chacun vient ici chercher un mirage…
On en profitera un temps puis la saison aura changé…
Alors face à d’autres horizons miroitants, on évoquera, nostalgiques et amers, l’Aube de Royan.