Poésie
Songe d'une nuit défaite
8 avril 2026
Et il cria aux arbres, aux étoiles et à la nature réunis en une seule toile!
Et sa voix le porta par delà les montagnes, qui reprenaient avec force le chant de sa hargne et de ses convictions!
Le ciel noir semblait s'éclairer pour que sa voix puisse passer, ouvrant le champ des possibles au désespoir d'un condamné.
L'herbe haute se mit à danser comme mille farfadets accrochés au boulet du forcené.
Plus loin on entendait la rivière pourpre se lamenter, comme pleure une mère qui perdit son fils au chant d'honneur des volubilis.
Accroché à son arbre par la tête nul ne pouvait songer que l'homme meurt mais continue de rêver...
Qu'au fond de ses songes s'inventent de nouveaux mensonges qui ont la forme et la saveur du passé.
L'odeur des champs de blé que l'on foule du pied, la moiteur hivernale de la rosée
et ces couleurs inimaginables que l'on aperçoit en passant de vie à trépas.
Au coin des lèvres du malheureux, l'on devine un sourire comme s'il était heureux.
Dans sa toile nuptiale à contre jour, certains disent aux ruisseaux qu'il a retrouvé l'amour…
