Poésie
Nuit d'ivresse
8 avril 2026

Elle a retiré son manteau de pluie
Dans la pénombre bleutée de la nuit
Lentement je devine s'avancer l'étrangère
Sans nuisette ni gabardine, coquine et légère.
Les parfums de ma chambre se sont mis à danser
Autour de ses chevilles et de ses reins cambrés.
La promesse de cet instant volé aux astres
A extirpé mon cœur un instant du marasme
Où je m'étais enivré la veille.
Maintenant l'obscurité me promet des merveilles
Et que vacillent les étoiles ou que tremble la lune
Avec leurs paupières brunes en voile sur les dunes
On entendra grincer les planchers sous nos ébats
Des steppes de l'Arkansas aux lagunes mortes du Sahara