Poésie
Sœurette
21 septembre 2021
Sœurette ce matin tu te réveilles, comme après une nuit de fête
Le corps lourd et la tête défaite
En trois jours, qu’il fut long ton sommeil…
J’ai retrouvé ton sourire accroché en haut d’un mur
Entre ambulances et chambres blanches
Mon simple nom t’est revenu en tranches.
Au bonheur de te serrer contre mon cœur
Se balance l’appréhension de ta fracture
Maintenant j’y plonge, comme en apnée
Dans ce gouffre profond
Qui te fit oublier mon nom.
A la lanterne de mon imagination j’entrevois les routes cassées…
C’est fou ce qu’une seringue contient de contradictions…
Sœurette la route est longue et imparfaite
Mais puisque tu l’arbores encore, j’en ferai une fête !
Tes victoires seront tes remises en question
Et tant que tu te bagarres elles seront légion !
A vaincre des trous noirs, il y a parfois du bon
Tu vas, je le sais, éclore en fait…
Moi je te verrai comme avant mais nouvelle, Sœurette.