Poésie
Planètes...
8 avril 2026

Accolant mon oreille à la porte de l'éternité
J'entends se dessiner en silence ma destinée
Étrange engeance annoncée comme une fête
Cadeau des anges que porte ma planète
J'irai poser ma tête sur ton ventre bien rond
Écoutant ta silhouette comme j'admire l'horizon
A cet instant gravé entre calme et tempête
J'aurai le sourire d'un enfant, mon espoir, ma planète
Rien ne te reste qu'un champ noirci par l'orage
Ton soleil a disparu derrière un noir voilage
Et te voilà semblable à ta pâle voisine Saturne
Toi qui fus aimable te voilà aride, perdue dans les brumes
Au creux de ma planète prostré sous terre je l'entends fuser
Perdue dans l'univers au sein de ma comète de Halley
Je ressens son mouvement et la glace de ses cheveux crisser
Dans mon tombeau au temps en emporte le vent et mon corps congelé