Poésie
Mont Martre (26 septembre 2017)
8 avril 2026

Face à la cathédrale arabesque
Où se perdent les badauds pittoresques
Mon amie y achète du tissu
Confection future de cadeaux incongrus.
Mon pote boit sa bière, il la sirote
Tandis que j'invente ces improbables notes.
Le tableau me semble complexe à dresser,
Mais incrédule je vais tout de même essayer...
Un carrousel en bas à gauche fait tourner ses couleurs du passé
Dans l'atmosphère aux brumes de carbone
Les arbres suffoquent et prennent les couleurs de l'automne
Au centre de la toile se tient l'édifice central
Que gardent deux soldats verts, statues monumentales
Et les gens à ses pieds, qu'ils l'admirent où lui tournent le dos
Me parraissent d'immobiles penseurs perdus sur les marches d'un tableau
Le ciel m'apparait courroucé, bien qu'il ne bouge
Bien qu'on ne l'entende gronder, tapissant le haut de ma toile en foncé
Je me sens alors transparent déjà presqu'effacé
Je suis la lampe à l'air d'un lampadaire cassé
Au pied d'une butte crème aux couleurs pastorales
Je suis un peintre aveugle qui éclaire ce qu'il ne voit pas,
sans donner de morale....