Poésie
La Couette Humaine
29 avril 2026

A la douceur du Velours qui nous entoure pour faire l'amour... Au souffle fin du Satin lorsque l'on ouvre les yeux le matin... Au Cachemire, à la Soie, à la Laine moi...
Je préfère la Couette Humaine.
Anguleuse et moite, langoureuse elle se frotte quand on pense dormir... Fabuleuse couette qui parfois dans ton oreille rote entre deux soupirs...
Ho il y a bien l'Alpaga, la Fourrure de chien chilla pour se couvrir, mais même au cocon du Coton, aux fibres électriques du Synthétiques et l'eden de la Laine moi... je préfère la Couette Humaine.
A mes yeux il n'est que cache misère des couettes en polyesters quand bien même les poli amoureux pourraient se satisfaire des polymères, mais même un édredon en trompe d'hippocampe, ou un plaid en poils chèvre, ne remplaceront ma Couette Humaine.
Ses cheveux qui s'étalent en nappe sur mon visage en nage,
Ses petites extrémités glacées qui viennent pudiquement me réveiller
Et nos ventre brûlant qui s'épousent toujours comme un merveilleux accident.
Avec elle mes nuits sont de Velours, de Cachemire et d'Eben.
Au hasard de mes réveils la nuit je l'admire, mon souffle court et ses respirations sereines.
Alors me viennent des vers, de Gainsbourg d'Apollinaire ou de Verlaine, que je fais couler tel du miel à son oreille...
Puis je me rendors comme un gosse emmitouflé dans la plus charnelle des étoffes.
Croyez moi au Cachemire, au Velours, à la Soie même à la Laine moi...
Je préfèrerait toujours ma couette humaine.