Poésie
Hautes feuilles : paradis artificiels
8 avril 2026

Au bout de l'autoroute du soleil
Séjournent nos paradis artificiels.
Bercés de luxe et de sérénité
La vie s'étiole en un pré fabriqué.
Ici-bas le bois des masures,
reflète les mêmes éclats
Que le marbre pour sûr
Renvoyait jadis aux rois.
Ici pas d'embarras de façade
Puisque coulent nos illusions en douces cascades.
On pourrait cueillir le temps et ses rayons d'argent
Qui percent les sous-bois, lissent nos rivières de ciment.
On pourrait, à l'envi, s'enivrer de l'odeur du lys
Boire de la papaye étrangère dans autant de calices,
Et rien ne retiendrait nos rêves vermeils
Si ce n'est d'être enfermés dans un paradis artificiel...