Poésie
Dubaï : The Glass Jungle
8 février 2022
Au rythme d'un chant coranique,
On déambule au milieu de lianes électriques,
Perdus et émerveillés par cette jungle
Que forme ces immeubles de dingue.
Leurs troncs vitreux semblent nous cacher
Des centaines d'yeux qui sur nous sont fixés
A leurs flancs croissent, tels des champignons
Terrains de tennis et piscines, véritables exhalaisons.
Et d'étranges fruits poussent un peu partout...
En bas l'on trouve des kiwi caméra
Cachés dans les recoins pour surveiller le tout.
Une canopée de grues qu'activent les fruits ouvriers
Font des tâches jaunes sur le ciel azuré.
En contre bas fourmillent des voitures rutilantes
En cortège incessant, fluide sanguin d'une jungle vivante…
Et je les vois au loin ces immeubles fragiles.
Imposantes structures en train de me mirer.
Ils ne sont que colosses aux pieds d'argile
D'où je pourrais un jour par amour me jeter !
Alors je vous regarde tranquille
Vous qui semblez me toiser
Car si je n'ai pas tout ce qui brille,
Je garde pour moi, de ce monde la beauté !