Poésie
Cannes
6 février 2023
La forêt urbaine me chante son refrain, ronronnement cinglant des pots d'échappement, Klaxons sporadiques, accélérations névrotiques sous le Pont Fiction.
Et je pense à ces âmes perdues dont le drame perdure
Exilées pour leur malheur au milieu des richesses, pour affronter la peur, elles se réfugient dans l'ivresse.
On les voit parfois qui dorment à côté des bateaux, espérant être sauvées par de riches badauds.
Mais ici bas on ne badine pas avec les vautours.
D'un charter froid elles dessineront bientôt les pourtours.
Voyez vous je m'émeus au lieu d'être muet.
L'émotion se mue dans ma mâchoire en mots émus et dérisoires.
Parmi les luxurieuses calandres de Cannes, sous le Pont Fiction aux côtés des bateaux ou parmi les badauds frappés d'affliction,
Il est des âmes errantes qui rêvent de soleil sous les calanques…
Que personne n'aide et n'aidera par peur du manque.
On se confond éperdument en excuses absurdes.
Mais parfois aider l'autre c'est renier ses certitudes.