Poésie
Belleville 2022...2023
29 avril 2026

Un rade de Belleville, des tags sur les murs, affiches déchirées sur les vitrines, chaque cloison porte une rature...
Je ne sais si c'est de l'espoir ou de la haine sur ces murs. 2022 se termine et les mêmes rengaines s'amoncelles du sol aux toitures.
Belleville affiche ses néons fumés et ses encres de partout se distillent en fluide visible sur le bazar des vitrines.
Incapable de comprendre tous les hiéroglyphes étalés... Me suggèrent-ils de les contempler en méditant ou de détaler en criant..?
Cartes postales déchirées qui évoquent des archipels bientôt engloutis, du gris sur les parvis et sous les ombrelles de Belleville la vie jamais ne s'arrête, comme en sursis...
Ainsi défilent les parapluies fébriles devant les œuvres exposées à ciel ouvert, et la pluie les enjolive leur offrant une lecture furtive...
Sûrement tout le temps espéré... Sûrement l'ébauche d'un sentiment semé... Sûrement pas le réconfort d'un musée, d'une galerie confinée rue des 3 Portes...
A ces cris picturaux l'inconfort est fortune. Ils nous racontent l'impromptu d'une rencontre et interpellent nos émotions agards dans une rue de Paname parcourue au hasard. Parfois je voudrais débrancher cette grande ville pour ne plus les voir. Parfois je veux les chasser, dans les allées, les sentiers urbains et les ruelles. Main dans la main avec toi... Chasseurs d'emphase et d'empathie pour artistes hors la loi, altruistes malgré soi, iconoclastes sans adages qui s'adressent à la populace faisant fi des dogmes et des castes.